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 Tullia E. Raijer: Ranger Amazone

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AuteurMessage
Tullia E. Raijer

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Messages : 24
Date d'inscription : 31/07/2013
Age : 28
Localisation : Sous un cerisier en fleur

Feuille de personnage
Race: Amazone Elfe
Âge: 35 ans
Niveau: 1

MessageSujet: Tullia E. Raijer: Ranger Amazone   Mer 31 Juil - 21:23

« TULLIA E. RAIJER »
Souveraineté par les Crocs et l'Acier

Fiche d'identité

Surnoms: La Louve Sanglante
Age: 35 ans (apparence 20 ans)
Sexe: Féminin
Race: Amazone
Peuple: Hyles
Rang: Noble (descendante d'un Général)
Métier: Chef Ranger de l'Escadron des Maitres Loups.
Dieu Lié: Baaldiir et Altor
 
 
Capacité

 
Niveau 1:
 
15 points à partager:

  • Endurance:3

  • Vitesse: 2

  • Force physique: 2

  • Puissance magique:0

  • Résistance physique: 2

  • Résistance magique: 0

  • Charisme: (capacité à être leader) 3

  • Eloquence: (capacité à être écouté)3

 
Pouvoir: Beast Insight : permet de repérer les êtres vivants sur 100m aux alentours. Leur "aura" permet de déterminer leur espèce, leur puissance magique immédiate, leur position, et même leur humeur. Elle ne peut l'utiliser en permanence, une certaine concentration étant nécessaire.
 
Niveau 2:
 
20 points à partager:

  • Endurance:



  • Vitesse:



  • Force physique:



  • Puissance magique:



  • Résistance physique:



  • Résistance magique:



  • Charisme: (capacité à être leader)



  • Eloquence: (capacité à être écouté)



 
Pouvoir: (un seul pour commencer)
 
Niveau 3:
 
25 points à partager:

  • Endurance:



  • Vitesse:



  • Force physique:



  • Puissance magique:



  • Résistance physique:



  • Résistance magique:



  • Charisme: (capacité à être leader)



  • Eloquence: (capacité à être écouté)



 
Pouvoir: (deux) ou une arme enchantée
 
Niveau 4:
 
35 points à partager:

  • Endurance:



  • Vitesse:



  • Force physique:



  • Puissance magique:



  • Résistance physique:



  • Résistance magique:



  • Charisme: (capacité à être leader)



  • Eloquence: (capacité à être écouté)



 
Pouvoir: (3 ou deux armes enchantées)
 
Niveau 5:
 
40 points à partager:

  • Endurance:



  • Vitesse:



  • Force physique:



  • Puissance magique:



  • Résistance physique:



  • Résistance magique:



  • Charisme: (capacité à être leader)



  • Eloquence: (capacité à être écouté)



 
Pouvoir: (3 plus une invocation animal ou arme légendaire)  
 

 
Arme et Equipement: Arcs/Flèches empoisonnées/carquois, épée courte, deux dagues et des Gants de Miarnvïs (gant renforcé en métal à doigt acérés).
 
Code présent dans le reglement:Code bon [Delwy]

 

.

 
Description physique
Miroir mon beau miroir…

 
Tullia est une jeune femme dont le physique est très proche de celui des elfes. Fine et élancée, elle est plutôt grande, faisant dans les 1m70. Sa peau est douce mais hâlée par le temps passé au dehors et à la chasse, ses muscles fins et secs. Elle possède un corps féminin bien proportionnée, sans exagération au niveau de la poitrine, des hanches, des fesses ou des cuisses. Ses cheveux sont long et noir de jais, lui arrivant jusqu'à la taille. La plupart du temps ils sont tressés voir nattés, pour ne pas l'encombrer lors de la chasse. Son visage est fin, ses pommettes légèrement saillante et ses lèvres ourlées sont d'un rose prononcé. Ses yeux sont grand et d'un bleu profond, perçant et la plupart du temps malicieux. Son sourire a de quoi enchanter plus d'un mâle, mais celui ci tient plus du prédateur que de la charmeuse.
Ses habits sont assez simples et pratiques pour bouger. Étant une Ranger et se battant sur une monture, elle ne peut porter d'armures lourdes. Se famille étant exclusivement militaire, elle ne connait que ce genre d'habits. Assez court et découvert en raison de la température élevée dans la forêt, faits majoritairement en cuir ou en peau. Elle aime orner ses habits de tissus bleus, allant bien avec ses yeux. Mais pour ce qui est des bijoux, elle n'est pas une grande fanatique. Ses armes de prédilection sont l'arc (elle en possède deux), l'épée courte, et deux petites hachettes de Rituel. Elle porte toujours une dague avec elle ainsi qu'un arc court, ayant les pointes coupantes. Elle aime porter au combat des gants de Miarnvïs, des gants en métal dont les extrémités doigtés sont recourbés et acérés.
 
Description mental
La folie est signe d’intelligence

 
Tullia est une Amazone assez typique, bien qu'elle tente de faire des efforts. Elle déteste cordialement les mâles et n'a pas vraiment une haute opinion d'eux. En tuer un ne lui pose aucun problème, ni même les faire souffrir, car elle n'arrive à voir en eux que tous les vices cachés relié à ce sexe soit disant fort. Mais maintenant elle doit se contenir, et si elle ne les émasculera pas sur place pour leur impudence, elle se fera un plaisir de les humilier en combat ou par sa verve acérée. Les tourner en ridicule est devenu un plaisir, car son esprit vif et très spontané est mêlé à la joie de vivre. Elle a en horreur la reproduction, et ne peut même pas considérer le fait qu'un mâle soit assez bien pour elle sur ce point. Je ne parle même pas de tomber amoureuse, qui est une notion tout à fait étrangère et répulsive. Pour Tullia, c'est se mettre à la merci de la bêtise des mâles, et renoncer à son indépendance. On peut prendre cela pour de l'arrogance, mais c'est plus de la fierté mêlé à un fort caractère et à une éducation particulière. C'est aussi, mais ça elle ne l'avouera jamais, une manière de se défendre psychologiquement. Elle peut avoir de la compassion, mais jamais pour un mâle. Sauf peut être quand il est enfant et très petit.
Elle aime se battre, chasser, et trouve un grand plaisir à s'entrainer. Elle n'a pas vraiment d'opinion sur la magie ni la technologie, n'ayant pas grandement côtoyé l'un ou l'autre. Cependant elle va préférer se battre avec des armes conventionnelle de son peuple, comme l'arc ou l'épée courte. Elle aime être une militaire, et est très fière de sa famille. Devenir un grand chef militaire est son objectif, ou du moins être reconnue pour son habilité au combat. Elle est très attachée à Fenris, et ils arrivent à se comprendre sans pour autant avoir à parler le même langage. Intelligente et rusée, la stratégie est l'un de ses points forts, tout comme son charisme. Cependant, elle n'est pas une manipulatrice, préférant laisser les choses se faire. Cela peut lui arriver, mais uniquement quand le besoin s'en fait ressentir. Elle aime boire de l'alcool (et tient plutôt bien), manger de la viande malgré qu'elle soit une elfe, et gambader dans la forêt. Elle n'aime pas la ville, car il y a trop de monde, de bruits et d'odeurs désagréables.
En résumé, elle peut être sympa, mais pas avec les mâles. Il faut éviter d'essayer de la charmer, car elle prendra cela comme un affront. Cependant, si vous êtes un bon combattant et qu'elle reconnait vos compétences, vous avez une chance (petite) pour qu'elle vous parle à peu près normalement.
 
Histoire
Ce n’est pas l’histoire qui fait le hero

 
L’enfance d’une Amazone
 
Mon nom est Tullia E. Raijer, et ce que je vais vous raconter n’a rien d’intéressant, si vous ne comptez pas comprendre ce que c’est  que d’être une Amazone. J’en suis une, et ce que je vais raconter est un bon résumé de ma vie de guerrière promise à un brillant avenir militaire, mais dont le Destin a fait remettre en question certaines de ses croyances.
 
Commençons par le début. Je suis la première fille sur trois d’une famille Noble d’Amazone. Notre famille se distingue depuis plusieurs générations par les Armes, notamment fournissant des Généraux ayant une forte influence, et ayant maintenu l’ordre et la force de frappe de notre peuple. Notre famille possède aussi la particularité de n’avoir comme monture que des Maitres Loups, ces loups géants qui vivent dans le plus profond de la forêt. Plusieurs membres de notre famille sont morts par le passé lors du Rituel, en voulant obtenir une telle monture. Mais ceci est une autre histoire, qui sera expliquée plus tard. Mon père, je ne l’ai jamais connu. Tout ce que je sais, c’est que vu l’illustre famille de laquelle je proviens, les mâles sont sélectionnés de manière rigoureuse pour améliorer la lignée de Amazones. Les mâles sont pour la plupart des guerriers et des combattants, mais ayant un lien fort avec les animaux, afin de faciliter l’acceptation de la monture. Le choix de notre famille s’est donc porté sur les guerriers Elfes. Ils sont certes d’apparence frêle, mais leur rapidité et endurance au combat ne fait aucun doute, et leur lien avec la Nature est indéniable. Le plus est leur longévité ainsi que leur légèreté de corps, qui est indispensable pour être un Rider de Maitre Loup (appelé Garn dans le langage commun) poussant dans l’excellence. Gêner le moins possible les montures lors du combat est indispensable, car pour le combat rapproché ils sont l’arme principale.  La magie est aussi présente, mais pour éviter toute dérive, un guerrier humain sans relation avec la magie est intégré à notre lignée, afin de rétablir quelque peu l’équilibre et rajouter de la force physique. Notre famille se voulant uniquement par les armes et non la magie, il est important de la limiter au mieux et de garder une certaine force musculaire. Cela peut être considéré comme étant une chance à manquer, mais il y a d’autres familles qui sont spécialisées dans ce domaine. Nous, nous sommes des Riders de Maitre Loup, spécialisés dans le combat monté sans magie.
 
Mon père était donc un elfe, la mise à zéro par un humain ayant été faite lors de la génération de ma grand-mère. Ma mère, le Général Arya E. Raijer, est plus en force que nous autres, mais son esprit de stratège et son charisme au combat lui ont valu une réputation dont elle n’a pas à pâlir. Mon père est un elfe, donc j’ai hérité la structure physique légère et l’agilité. Le charisme et le caractère viennent de ma mère, fort heureusement. Je vivrais plus longtemps que ma mère, mais déjà à 110 ans elle se porte comme un charme. Enfin, passons. Je suis la première née de ma mère, qui comme la tradition le veut a égorgé mon père une fois qu’elle s’est assurée qu’elle était enceinte. C’est un peu dommage selon mon avis. Un Elfe guerrier n’est pas facile à attraper, et le tuer est tellement dommage quand on peut les revendre. Enfin, la tradition est la tradition. En choper un est déjà un tel exploit et une véritable épreuve, que les femmes dans notre famille ne procréent en moyenne moins souvent que les autres Amazones. C’est ça quand on veut atteindre l’excellence ~…. Bref, je suis née et de suite j’ai été élevée comme une vraie Amazone. L’apprentissage à la dure de l’art de la chasse, du combat à main nue et à armes blanches, écriture, lecture, calcul, histoires de notre peuple, éducation politique et stratégique. Les femelles dans notre famille étant destinées aux Armes, il était obligatoire que de suivre une éducation militaire. Je m’y prêtais avec zèle, trouvant fort amusant de se battre et de devoir se mouvoir comme un prédateur dans la forêt. J’étais tout aussi zélé dans notre doctrine hyper-féministe, ne voyant les mâles que comme des rebus et de simples objets à la reproduction. Il était indéniable que le sexe dit « faible » était naturellement le sexe Supérieur, car celui-ci étant bien plus esthétique et apportant la vie. Ma mère avait un autre point de vue sur le sujet, mais à ceci j’y reviendrais plus tard. Le temps passa, et rapidement je fis mes preuves. J’étais douée à l’arc, à l’épée courte, et ma connaissance de la chasse et des fauves était remarquable. Il n’y avait pas le moindre signe de pouvoirs magiques, ce qui satisfaisait grandement ma mère et ma grand-mère. En revanche, un don pour repérer et analyser les êtres autour de moi fut le bienvenu, ajoutant indéniablement selon mes pairs un avantage en tant que Rider. Je m’intégrais facilement aux autres Amazones de mon âge, même si je les voyais vieillir plus vite que moi. C’est le point négatif de tout ce sang d’elfe. Le temps de croissance en est ralentit, même si mon esprit continue de se développer normalement. Ainsi je ne pouvais pas passer le Rituel de Passage au même moment que mes compagnes. Celles-ci pouvaient le passer à partir du moment où elles étaient Femmes, soit aux alentours de 14 ans. Pour moi, à ce même âge-là j’avais toujours l’apparence d’une petite fille de 10 ans. Mais gare à celles qui osaient se moquer, car mordre la poussière était leur seul échappatoire. Ce n’est donc pas à 14 ans, mais à 25 ans que je passais le Rituel. A cet âge j’étais enfin devenue une femme, et mon corps avait l’apparence de celle d’une jeune fille de 18 ans. C’était tardif pour la plupart des Amazones, mais normal dans ma famille. J’étais même un peu précoce, vu que ma mère était issue d’un humain.
Quoi qu’il en soit, j’étais impatiente de passer ce fameux Rituel. Car passer le Rituel, veut dire obtenir sa monture, et commencer véritablement sa vie.
 
 

Le Rituel de Passage

 
Il est une tradition chez les Amazones, que de passer un rituel de passage lorsque la jeune fille devient femme. Pour célébrer cet évènement qu’est la capacité à donner la vie, toute Amazone doit se livrer à un rituel de passation, pour montrer qu’elles sont dignes d’être des Amazones. Le Rituel est assez simple, bien qu’extrêmement risqué. Les jeunes femmes sont laissées dans la forêt profonde, avec pour seule arme une dague. Pas d’autres accessoires. Elles doivent survivre dans cette forêt pendant trois mois entier, et revenir avec un trophée. Celui-ci peut être une peau de bête prisée, un mâle capturé, ou une monture. Le temps minimum est de un mois, mais certaines sont restées plus longtemps, afin de trouver le trophée qu’elles désirent. Le seul échec se trouve dans la mort, car la forêt profonde est dangereuse au point que très peu de races osent s’y aventurer. Là-bas, il faut être prédateur pour survivre, discret comme une ombre et aussi implacable que la Mort. En général, les Amazones qui en reviennent sont changées, car elles ont vécu avec le danger et la Mort pendant de longs jours. Certaines choisissent de le faire en duo, d’autre seules. Pour ma part, il était évident de le faire toute seule, car ce Rituel avait un unique objectif : obtenir ma monture. Nous connaissons l’emplacement où vivent les Maitres Loups dans la forêt. Cette information se passe de génération en génération dans notre famille. Mais comment les aborder et les faire notre, en revanche ce n’est jamais dit. Car c’est là que réside l’épreuve en elle-même. L’épreuve qui décidera si nous sommes dignes de la famille des E. Raijer.
 
Quand le jour était venu, je me présentais à la cérémonie avec cinq autres jeunes Amazones. Plus jeunes que moi, elles avaient néanmoins moins d’expérience. Car je n’avais pas passé mon temps à attendre en me tournant les pouces. Je m’étais préparée en allant toujours de plus en plus profondément dans la forêt, disparaissant parfois pendant quelques jours. Cela n’inquiétait en rien ma famille, qui n’y voyait qu’un comportement normal de préparation militaire à l’épreuve tant attendue. J’excellais à la chasse et à la traque, et j’avais grandement appris à utiliser en combat la force de l’adversaire, afin de compenser mon manque de force physique. C’est autant utile pour combattre les mâles que pour faire face à des fauves aussi grands qu’un cheval, croyez-moi. Cela étant dit, la cérémonie d’ouverture du Rituel est très sobre et simple. Un petit convoi avec des chevaux nous attendait, afin de nous amener vers le point de départ. Pas de grands adieux, seul une personne de chaque famille de la candidate. Pour ma part c’était ma grand-mère qui était présente, ma mère étant sur une campagne militaire et guidant les troupes montée vers le nord. Elle m’avait elle-même mis les peintures rituelles sur le corps et le visage, une peinture rouge mélangée à du sang d’un des Maitres Loups. Cela permet en partie d’être plus facilement accepté par l’un d’entre eux.
 
Nous montions à cheval et partions pour le site d’arrivée. C’était à une bonne journée de cheval, et ce n’est que lorsque le soleil se couchait que nous arrivions. D’anciennes ruines en pierre, dont la végétation avait fait son nouveau support. Cela venait d’une civilisation très ancienne, qui on ne sait pourquoi a déserté les lieux et disparu. Depuis ces temps ancien, la forêt sauvage a repris ses droits, et cet endroit marque la frontière entre la forêt habitée, et la forêt véritablement indomptée.  Personne n’y va, sauf certains chasseurs téméraires et celles qui vont en Rituel. Nous descendons de cheval, émerveillée par ces grandes constructions dévorées par les plantes. Un léger frisson me parcourut, l’excitation et le stress montant. Il était l’heure… Sous les derniers rayons du soleil, on nous donna notre dague. Toute simple, aucune fioriture ni ornement. Une fois cela fait, quelques paroles d’une prêtresse pour nous porter chance, puis chacune nous partions de notre côté. Pour ma part, je pris dès que je le pu les hauteurs de arbres. Il me fallait me repérer, pour prendre la bonne direction. Je grimpais sur les hauteurs des bâtiments en ruine, puis sur le plus grand arbre. Je montais, avec agilité et régularité. J’étais en forme et endurante, aussi ce petit exercice me mettait en jambe pour cette nuit. Car tout se joue la nuit, pour les grands prédateurs. J’arrivais au sommet des arbres, et en laissant ma tête dépasser de la cime, je pus voir au loin des montagnes. Parfait. Je descendais, et me mis en route. Les Maitres Loups sont vers les montagnes, plus vers le Sud. Avant d’atteindre leur territoire, il me faudrait bien plusieurs jours de vadrouille. Et les rencontrer ne sera pas aisé. Cependant, mes recherches devaient prendre fin bien rapidement ce jour-là. N’étant pas habituée à cette forêt beaucoup plus dense et  sombre, je me devais de m’habituer en premier afin de m’assurer un taux de survie assez élevé. Je connais bien la forêt et la chasse, mais il est certain qu’en entrant ici je ne suis pas un prédateur, mais bien la proie.  Pour approcher du territoire des Maitres Loups, il me faudra en premier lieu m’approprier cette forêt, et me faire ma propre place de prédateur. Sans cela, hors de question de m’approcher de leur territoire.
 
La première nuit fut difficile.  En haut de mon arbre, je pouvais entendre tous les bruits de vie nocturnes, toutes les tueries que je pouvais entendre au loin. M’habituer aux bruits, aux odeurs, aux mouvements, à la vie dans cette forêt. Cela allait prendre du temps, car il faut rester prudent dans ces cas-là. Plus d’un mois passa. En pendant cette période de temps, je ne revis personne. Même pas les autres candidates. Vivantes ou mortes ? Je n’en avais aucune idée. Quoi qu’il en soit, je m’étais grandement améliorée pendant ce mois. Avais appris à repérer ceux que je pouvais chasser, ceux que je ne pouvais pas, les territoires de chacun. J’ai pu me confectionner un arc et des flèches, et réussi à me nourrir assez facilement. Je me déplaçais beaucoup la nuit, préférant chasser à ce moment-là. Plusieurs fois je me suis retrouvée attaquée par des prédateurs pendant le jour, et une seule fois la nuit. Un ours, une panthère…. J’arrivais à les vaincre, mais souvent c’était in-extremis. Leur puissance était telle que même ma technique de combat qui utilise la force de l’adversaire était insuffisante. Je devais faire preuve de plus de ruse, d’agilité et de réflexe. Mon don de détection se développa grandement pendant cette période. Avant je ne pouvais détecter que dans les 20 mètres. A la fin de ce mois, j’étais à plus de 60 mètres. Mes autres sens s’étaient aiguisés, comme l’ouïe, l’odorat, le toucher, la vue. En mettant ma vie en jeu, j’apprenais bien plus et évoluais plus vite. Il était temps à présent de partir. A partir de quel moment je le savais ? Aucune idée non plus. C’était plutôt… comme si j’avais répondu à un appel. Parfois l’on pouvait entendre dans la nuit le chant des Maitres Loups. Ils me donnaient la chair de poule, et en même temps m’attiraient. Ce fut une nuit où, ne tenant plus, je répondis à cet appel. Non pas en hurlant à mon tour, mais tout simplement en prenant la décision de partir vers leur territoire. La route fut longue, et je n’y suis qu’au bout de deux jours de voyage. Les montagnes étaient bien plus proches, et la forêt moins dense. Il y faisait aussi un peu plus froid et sec, rendant la lecture des traces sur le sol plus difficile. Maintenant, il fallait être prudent, et savoir jouer franc jeu. C’est à eux de venir me voir, car tenter de les traquer ou encore les surprendre serait du suicide. Et puis, ils sauront très facilement que je suis sur leur territoire, et en moins de temps qu’il n’en faut je serais éliminé. La première nuit, je restais en bordure de leur territoire. J'entendis leur chant, au loin dans la montagne, et pour une fois y répondit. Je m’étais entrainée étant enfant à communiquer avec les Maitres Loups de la Garde Montée. Je pris mon inspiration et poussais un long hurlement, semblable à celui d’un loup. Ceux de la meute sauvage se turent immédiatement. Quelques minutes passèrent, puis ils y répondirent. Ils s’étaient rapprochés. Je pouvais à présent rentrer dans leur territoire, m’étant courtoisement signalée. Je restais tout de même prudente, car on ne sait jamais. Cependant, pendant plus de deux semaines, je ne les voyais pas. Eux devaient m’observer, mais moi je ne pouvais les voir. Cependant, je pouvais les entendre chanter, et ils me laissèrent prendre part, en partie, à leur mélodie.
 
Ma première rencontre avec Fenris, mon Maitre Loup, se fit la nuit, peu après le levé de la pleine lune. Je m’étais rapprochée de la montagne, installée sur les contreforts. Il y avait une forêt de pins, éclaircie entre les rochers. Il était facile de voir le ciel noir et la Lune, les arbres étant parsemés. Il y avait très peu de végétation, les arbres faisant peu à peu place au règne minéral. J’étais assise sur un rocher, en tailleur, attendant leurs chants. J’attendis que la Lune se montre, et sentis une présence inhabituelle. C’était devenu une habitude que de scanner les environs toutes les dix minutes, pour être sûre de ne pas me faire surprendre. Et cette nuit-là n’était pas une exception. Je me retournais, fixant dans l’ombre des arbres un rocher plus en hauteur. J’y vis dans la pénombre deux grands yeux briller. Je me figeais, comme hypnotisée par ces lumières du diable. On se fixait ainsi pendant quelques longues secondes, qui me semblèrent une éternité. Mon regard fut détourné par le son d’un grognement, juste derrière moi. Je me levais en sursaut et me tournais, me retrouvant presque nez à nez avec un Maitre Loup. Il était à moins de dix mètres de moi, et je ne l’avais pas entendu arriver. Il me fixait de ses yeux jaunes, montrant les crocs. Comment avait-il…. Mais pas le temps de me poser la question. J’étais cernée. Cette nuit, ils avaient décidé de me trouver directement. J’étais entourée d’une dizaine de Maitres Loups, tous plus imposant les uns que les autres. Certains étaient assis, à me regarder juste avec curiosité. D’autres montraient plus d’agressivité, les oreilles plaquées contre leur crâne et montrant les dents en tirant la langue.
 
C’était maintenant que tout se jouait. Il n’y avait rien à dire, rien à faire. Il fallait juste… le sentir. Et se tenir prêt. Je regardais un à un les Garns, attendant une impression. Finalement, mes yeux se fixèrent sur un Maitre Loup gris, à l’échine légèrement verte. Il me fixait de ses yeux bleus, grondant et me montrant les crocs. Je plongeais mon regard dans le sien, et sentis…. Comme de l’électricité me traverser. Il semblait avoir ressenti la même chose, alors qu’il se mit à frissonner et son poil se hérissait sur son dos. Le calme se fit peu à peu, les autres Garns arrêtant de gronder pour nous fixer tous les deux.  Il s’avança, doucement, vers le centre du cercle. Vers moi. Je ne bougeais pas. Il s’approcha suffisamment pour être à moins d’un mètre de moi. Il était vraiment imposant. Aussi grand qu’un cheval, plus lourd qu’un ours. D’un coup de crocs il pouvait mettre fin à ma vie, aisément. Nous nous regardions pendant un long moment, puis… ils partirent comme sur un même ordre, disparaissant d’un coup. J’étais toujours figée sur place, n’osant bouger le moindre muscle. Tout c’était passé en l’espace de moins de 10 minutes. Que s’était-il passer ? Qu’est-ce que tout cela signifiait ? J’étais sous le choc, ne comprenant rien. M’avaient ils accepté ? Et ce Maitre Loup, était-il ma monture ?
 
Tout ceci me laissait perplexe. Je savais que j’avais fait un pas considérable, mais aussi que ce n’était pas tout. Une fois remise de mes émotions, je me remettais en route, sur les traces de cette meute. Il était impossible de les rattraper, mais en restant assez longtemps dans leur territoire je pourrais très bien apprendre leurs habitudes et réussir à les rencontrer plus fréquemment. Je me mettais au travail, encore plus fébrile et excitée qu’avant. Enfin j’avais un espoir ! Il me fallut un autre mois pour connaitre la plupart de leurs habitudes, et trois autres semaines pour réussir à m’approcher d’eux suffisamment. Je m’approchais en priorité du Maitre Loup que j’avais affronté du regard. Au début il restait distant, grondant en me voyant, mais au fur et à mesure il se laissa approcher.  Je passais de plus en plus de temps avec lui, évitant tout de même les autres. Je restais là, sans rien dire, et le suivais comme je le pouvais. Pas une seule fois je ne tentais de le monter, car ce n’était pas le moment. Pas encore. Un autre mois passa, et enfin, je pus monter sur son dos. Cela se fit très naturellement, sans qu’un véritable message soit donné. Nous chassions ensemble, et courions après une proie. Celle-ci était rapide, et moi pas assez pour tenir la cadence. Le Maitre Loup courait à côté de moi, et sans même y penser je sautais sur son dos en m’aidant de sa fourrure pour me tenir. Il ne dit rien, et accéléra pour rattraper la proie. Le pas était fait. Pendant quelques autres semaines nous restions ainsi avec la meute, et je m’habituais à le chevaucher. Notre lien devenait de plus en plus fort, et bientôt je commençais à lui parler, petit à petit. Un jour, je ne saurais dire lequel, nous sommes partit. Ou plutôt, je lui fis comprendre qu’il était temps de rentrer. Je n’ai jamais su s’il avait compris le concept, mais de toute manière il n‘avait pas le choix. En se liant à moi, la meute le rejetait de plus en plus. Et c’est quand ils nous interdirent tout bonnement de rester dans leur territoire que nous avions compris. Il était temps.
 
Cela me faisait bizarre de rentrer chez moi. Voir d’autres Amazones, rentrer dans ma famille. Les gens furent surpris de me voir revenir. Ils pensaient tous que j’étais morte. En tout et pour tout, ce furent 5 mois qui passèrent entre le début du Rituel et mon retour. C’était un temps très long. Pour les quatre autres Amazones du Rituel, elles étaient toutes rentrées plus tôt, la dernière au bout du deuxième mois.  Une d’entre elle avait ramené une monture, à savoir une panthère noire, et les autres des peaux de chasse de grands fauves. Quand je rentrais chez moi, ce ne fut pas des exclamations de joies qui m’accueillirent, mais simplement un «  ha, enfin. Tu en as mis du temps. Aller, à l’entrainement ! « . Et je leur souriais, répondant «  A vos ordres, Général ! « .




Les Faits d’Armes



Une fois rentrée, les choses devinrent plus sérieuses. Fenris, mon Maitre Loup, s’habitua peu à peu à la présence des autres Amazones. Je fus rapidement intégrée à une escouade montée de Maitre Loup. Il n’y en avait pas tant que ça, être acceptée par un Maitre Loup restant un privilège. Fenris appris à supporter une selle, ainsi que les guêtres de protection. Pour ma part, je continuais mon entrainement aux armes blanches, au corps à corps et en groupe. Mon entrainement forcé dans la forêt profonde m’avait donné assez de capacité physique pour arriver rapidement à un niveau supérieur. Ma relation avec mes compagnes allaient aussi de l’avant. Le charisme familial faisait son œuvre, et je me construisais rapidement un réseau de confiance. Dans ma « meute » de garde, nous étions une petite dizaine, tous plus ou moins du même niveau. Je pris le leadership naturellement, et notre Supérieure me nomma Responsable de la meute. C’était un honneur, mais aussi qu’un petit pas pour mon avenir. Je pouvais beaucoup plus, et voulais beaucoup plus. Ma Mère était Général des Forces Montées, qui comprenait comme forces de frappe principales l’Escadron des Maitre Loups (force d’attaque brute) et l’Escadron des Panthères. Notre famille a toujours été dans l’Escadron des Maitre Loups, et ses chefs ont toujours été reliés à notre famille. Chaque Escadron possède plusieurs subdivisions, ayant leurs fonctions principales : les Rangers (surveillance et patrouille), les Troupes de Front (première ligne d’attaque lourde), les Divisions Nocturnes (travaillent la nuit principalement), etc… Je faisais partie des Ranger, appréciant de rester dans la forêt pour traquer et chasser. Mais cela ne voulait pas dire que je ne rencontrais jamais d’étrangers. Au contraire, cela nous arrivait souvent, car la surveillance des frontières était notre mission principale.

Quand nos premières missions arrivèrent, ce fut le moment véridique. Rien de glorieux au début, juste des rondes dans la forêt pour s’assurer qu’il n’y ait pas de trépasseurs, accompagner les convois de mâles pour la reproduction ou encore les diplomates entre la frontière et la ville principale. Mon don pour repérer les gens fut très utile, et en cas de situation critique mon esprit vif et alerte était à même de trouver une solution pour nous sortir de là. Mais ce qui déclencha véritablement mon ascension, fut une embuscade inattendue d’humains au niveau de notre frontière.

C’était une ronde de routine avec ma meute, partant pour une semaine de surveillance au niveau de la frontière, devant nous poster dans un village frontalier en remplacement. Tout allait bien, nous suivions les pistes les plus fraiches, observant s’il n’y avait pas des traces de feu de campement ou d’animaux type cheval. Nos Maitres Loups étaient très utiles pour repérer les odeurs, surtout celles humanoïdes qui ne faisaient pas parties des Amazones. Un genre d’assurance de traque, si vous préférez. Ce jour-là, nous étions près de la frontière à la lisière de la grande forêt et de la montagne. Les arbres s’éclaircissaient pour laisser place à de la roche dure, nous montrant plus à découvert qu’en temps normal. Mais nos montures sont rapides et silencieuses, aussi suffit-il d’être sur les hauteurs pour bien appréhender tout intrus. Nous avions repéré quelques traces, et je fus envoyée avec une autre Amazone pour remonter la piste. Nous remontions la piste, nos montures grondant à mesure que l’odeur se rapprochait. Nous nous tenions prêtes, arc et flèches préparés. Je mettais mon don à l’œuvre, sentant derrière un amas rocheux la présence de trois personnes. Des humains, peu de potentiel magique. Parfait. Aussi silencieusement que la Mort, nos montures se rapprochèrent, retenant leur souffle. Nous bondissions dans le tas, encerclant nos proies et leur tirant dessus. Une flèche dans la jambe du premier, un Maitre Loup qui saute sur un autre pour le plaquer au sol, puis deux arcs dirigés sur le troisième, en signe de mise en garde. Tout s’était passé très vite, et ils ne comprirent pas ce qui leur arrivait qu’ils étaient déjà mis hors d’état de nuire. L’interrogatoire commença, rapidement et sèchement. La vue de ces mâles me répugnait. Sales, ils sentaient fort et mauvais, aucune hygiène et leur regard était identique à celle d’un porc. Je n’avais aucune confiance en ces représentants du sexe opposé. D’ailleurs, à chaque fois que j’en ai rencontré un, je n’éprouvais que du dédain et du dégout pour cette engeance. Je me demandais même comment on pouvait penser à se laisser toucher par eux pour la reproduction. Eurk…

La discussion fut rapide, et le résultat fut décevant. Ils disaient qu’ils étaient de simples voyageurs, qu’ils s’étaient perdus et venaient en paix. Ils s’étaient perdus ? Mon œil oui ! Personne n’est dans l’ignorance en ce qui concerne le territoire des Amazones, ni même des conséquences de les franchir sans autorisation et en dehors des sentiers balisés pour les étrangers. Le résultat d’une telle bêtise et ignorance sera la même : la mort. Pas la peine de les capturer pour la reproduction, car ils ne remplissent aucunement les critères de sélection pour améliorer la lignée des Amazones. De plus, un convoi de mâles était arrivé il y a peu, aussi il n’y avait aucun besoin de chair fraiche. Cependant, avec tout ce qu’ils disaient, je ne pouvais que trouver cela louche. Ils étaient bien trop armés pour être de simples voyageurs, et en observant bien les lieux, on pouvait voir qu’ils transportaient plus de matériel que ce qu’ils devraient. Comme s’ils n’étaient pas que trois personnes. Prise d’un grand doute, et sachant que de toute manière il allait falloir les tuer, J’entrepris de les faire parler. Nous les menacions, le Maitre Loup sur l’un de leur compagnon grondant et claquant des mâchoires juste devant sa tête. Nous leur promettions de les libérer s’ils nous disaient la vérité, mais ils refusèrent de parler, niant la vérité. Je sentais leur mensonge. D’un commun accord avec l’autre Amazone, le Garn égorgea avec violence l’homme pris entre ses pattes. Les deux autres mâles pâlirent et sursautèrent, ne s’attendant pas à autant de violence aussi rapidement. La réputation des Amazones n’était pas une simple légende. Nous étions aussi cruelles envers les mâles que les Draconides le sont envers les femmes. Voir pire, selon certains. L’interrogatoire continuait, passant au deuxième qui avait une flèche dans la jambe. Le Maitre Loup se jeta sur lui pour le plaquer au sol, ce qui ne fut pas très difficile. L’autre mâle tenta d’intervenir, agrippant l’une de ses armes pour s’attaquer au Garn. Mais avant même qu’il puisse faire la moindre tentative, une de mes flèche se planta dans son épaule, lui arrachant un cri.  Il nous jeta un regard empli de haine, plein de soif de sang. Bingo. Un simple voyageur ne regarderait pas ainsi son bourreau. Il ne chercha même plus à nier, et voulu s’attaquer directement à moi. Mais il oublia que nous étions deux amazones. Son corps fut criblé de flèches, et il tomba sur le sol, gémissant et crachant son sang. Le dernier survivant ne servait plus à rien, et il fut tué sur le champ. Il fallait traquer le reste des mâles, et les éliminer avant qu’ils ne fassent des dégâts. Ils sont surement à cheval, en monte légère, et armés sans aucun doute. Avec nos Maitres Loups nous ne craignions pas grand-chose, mais s’ils venaient à s’attaquer par surprise à un village d’Amazones ils pourraient en tuer plusieurs. Rapidement nous discutions de la marche à suivre. Ne connaissant par leur nombre exact, y aller à deux pourrait être dangereux. Mais faire demi-tour pour appeler la troupe et les prévenir de la situation pourrait être dangereux s’ils atteignent un village non loin avant nous. Il fut décidé que nous nous séparions. Elle ira chercher la troupe, et moi je partirai à la poursuite des mâles, faisant état de ma position grâce à Fenris. En hurlant, il peut communiquer sa position aux autres Maitres Loups et faire arriver plus vite le reste de la meute.

Nous nous séparions en vitesse, chacune ayant sa besogne à faire. Je me préparais, utilisant mon pouvoir pour tenter de les repérer dans un périmètre proche. Mais ils n’étaient pas là. Fenris remonta leur piste, galopant et sautant entre les arbres. Ils s’étaient enfoncés dans la forêt, rentrant ainsi pleinement dans notre territoire. Des voyageurs perdus hein…. Quelle bouffonnerie ! Je préparais mes flèches,  n’oubliant pas mon épée courte à disposition. De loin les flèches sont pratiques, mais rien ne vaut en combat proche le tranchant d’une bonne épée. La rapidité de Fenris compense mon manque de force brute, et mon entrainement m’avait fourni le degré de précision nécessaire pour frapper au bon endroit au bon moment. Plus Fenris avançait, plus je m’inquiétais en reconnaissant le chemin. Il menait à un petit village frontalier, comprenant une petite centaine d’habitantes. En temps normal une patrouille est toujours présente dans les villages frontaliers, afin d’assurer la sécurité des lieux. Mais il se trouvait que la garde était partie vers le front, ayant besoin de renforts dans le Nord. Nous étions sensé avec ma meute les remplacer, et étions justement sur le chemin. Quelle mauvaise coïncidence que celle-ci ! Je pouvais sentir l’odeur récente du cuir et du cheval, ainsi que celle de la sueur des mâles, leur passage étant encore assez récent. Mais je n’avais pas le temps de m’arrêter pour observer les traces pour déterminer leur nombre, car le temps pressait. Nous étions vraiment à une dizaine de minutes du village, à rythme tranquille. Autant dire qu’en galopant c’était l’affaire de quelques minutes. Je sentais l’odeur de la fumée des cuisines, et celle du bétail, signe que j’arrivais au village. Mais en même temps, j’entendis les cris des mâles excités par l’attaque, et la panique parmi les Amazones. Contrairement à ce que l’on croit, toutes les Amazones ne sont pas des combattantes aguerries. Même si dans notre éducation il est obligatoire de savoir utiliser l’arc, il n’y a pas d’obligation d’être soldat. Face à une attaque de ce genre toutes les Amazones ne savent pas forcément répliquer, surtout si elles n’ont pas leur arc à portée de main. Fenris bondit en avant, grondant de rage. Il avait bien compris l’urgence, et s’engouffra dans le village. C’était la panique totale. Au milieu de la place, une dizaine de mâles à cheval, attaquant les femmes et les jeunes filles. Furieuse, je bandais mon arc et tirais mes flèches à toute allure. Fenris bondit lui sur l’un des cavaliers, m’obligeant à m’accrocher à la selle alors qu’il brisait la nuque de l’un d’entre eux. Les mâles furent surpris de me voir, mais malgré Fenris furent encouragé par leur surnombre. Ils tentèrent de m’encercler et s’attaquèrent à ma monture, pendant que les archers me visaient. Malheureusement pour eux j’étais plus rapide qu’eux pour décocher mes flèches, et sur les neuf cavaliers restants j’éliminais les trois archers présents. Il ne m’en restait plus que six. Ils restaient à cheval, afin d’avoir un meilleur angle de frappe sur Fenris ou sur moi. Et pour ma malchance, il ne me restait plus que deux flèches. Réfléchissant rapidement, j’optais pour l’option de la division pour régner. Talonnant Fenris, il bondit sur l’un des cavaliers, le faisant tomber ainsi que sa monture. Fenris fut légèrement touché à l’épaule, un peu de sang coulant, mais il agissait comme si de rien n’était. Nous courions dans l’une des rues du village, nos poursuivants à nos trousses. A un tournant, je sautais de la selle pour me retrouver au sol, avec mon arc et mon épée courte. Fenris continuais sa route, hurlant pour appeler le reste de la meute. Je me collais à l’un des murs d’une maison, laissais passer quatre des cavaliers, puis bondis sur le cinquième. Rapide et agile, je montais derrière le cavalier et lui enfonçais l’épée courte dans le flanc. Il mourut dans un gargouillis étrange, la lame ayant transpercé ses poumons. Du sang frais coula à flot sur ma main et mon bras, me tachant de ce sang impie. Je retirais la lame et poussais le corps hors de la selle, juste avant de bloquer juste à temps l’attaque du dernier cavalier. Le prenant de vitesse, je bondissais sur sa selle pour lui trancher la gorge, la surprise d’un tel mouvement l’ayant déconcentré. Un nouveau flot de sang m’aspergea, ayant tranché proprement son artère. Son épée m’avait tout de même blessée, une bonne estafilade coulant sur mon bras gauche. Celui-ci me faisait mal, et bien tirer avec mon arc ne sera pas possible. Heureusement il me restait mon bras droit pour utiliser l’épée courte. Talonnant le cheval, j’allais pour m’occuper des quatre cavaliers restant. Je ne m’en faisais aucunement pour Fenris, car déjà j’entendis le hurlement étouffé d’un des mâles, qui devait s’être fait arrachés l’un de ses bras. J’arrivais en effet sur la petite place, où ils étaient tous descendu de cheval pour l’attaquer. L’un d’entre eux était au sol et se tenait l’épaule, son bras mutilé par les crocs de Fenris. Les trois autres tentaient de maitriser Fenris, ayant récupéré de je ne sais où des lances. Mais ils ne s’attendirent pas à ce que j’arrive par derrière. Je descendais à mon tour de cheval, et tuais par derrière l’un des autres mâles. Il mourut rapidement, et cette diversion suffit à Fenris pour en profiter. Il happa la lance de l’un d’entre eux et la brisa entre ses crocs, juste avant de bondir sur lui et de l’égorger férocement. Le dernier restant m’attaque avec sa lance, que je contrais avec mon épée. Voyant qu’il n’avait plus beaucoup de temps et que la lance n’allait pas l’aider, il la lâcha pour passer à l’épée. Il était plutôt grand et massif, et son épée longue était un désavantage pour moi, si je n’arrive pas à passer sous sa garde. Mais c’est sans compter sur ma rapidité et mon agilité. Je le combattais avec ardeur, faisant mon possible pour prévoir ses mouvements. Il était certes lent, mais sa garde était plutôt bonne et sa force indéniable. Je ne pouvais avoir droit à l’erreur.  Fenris en avait finis depuis longtemps avec l’autre, mais se gardait bien d’intervenir entre moi et mon adversaire. C’était mon combat, et il le savait. De plus, ma situation n’était pas critique pour le moment. Même si le mâle se battait avec la rage du désespéré,  je me battais avec la rage vengeresse. Avoir ainsi osé s’attaquer à notre peuple était impardonnable selon moi. Le combat fut rude, mais peu à peu je prenais l’avantage, mon endurance palliant mon manque de force. J’enchainais mes attaques avec rapidité, finissant par le faire reculer. Il était épuisé, et ses attaques se faisaient moins précises. Cette baisse de régime de son côté ne fit qu’augmenter ma vigilance, cherchant au mieux une ouverture. Celle-ci vint, et aussi vive qu’une vipère je m’y engouffrais. Je pénétrais sa garde et arrivait à une distance trop courte pour son épée. Je le frappais avec le pommeau de mon épée dans l’estomac, puis avec mon genoux dans son entre jambe. La douleur le fit gémir et se crisper, l’offrant à ma merci. Toujours avec le pommeau de mon épée,  je le frappais à la tête, au niveau de la mâchoire puis de la tempe. Il tomba au sol, assommé. J’étais haletante, mon bras blessé tremblant. Je me tournais vers le seul mâle restant, qui gémissait et se tenait toujours le bras. Il avait tenté de fuir, mais Fenris lui avait coupé la route, et plaqué au sol. Je me rapprochais de lui, alors qu’il me fixait avec de grands yeux apeurés. Il bredouillait des mots comme « pitié », « innocent », ou encore «  j’ai rien fait ». il me dégoutait. Je m’arrêtais devant lui, l’observant dans toute la grandeur de sa bassesse. Il tendit son bras valide vers moi pour me toucher, comme pour appeler à ma compassion. Mais tout ce qu’il reçut c’est un coup d’épée  au travers de sa gorge, faisant gicler son sang avec l’air qu’il expirait pour la dernière fois de ses poumons. Dans un gargouillement et des frémissements il s’éteignit, son corps s’étalant mollement sur le sol. C’était finit. Fenris, comme pour fêter cela, se mit à hurler. Il reçut une réponse, un autre hurlement se faisant entendre au loin. Ils n’étaient plus très loin.

Le combat terminé, et l’adrénaline tombant, je sentais mes muscles me faire mal, et les multiples coupures me brûler. Je n’avais rien de grave, mais était passablement fatiguée. Je me sentais sale, puante et toute collante. Et il y avait de quoi. J’étais parsemée de sang, en majorité celui de mes ennemis. Il recouvrait mes bras, une partie de mon torse et de mon visage. Quelle allure je devais avoir. Les Amazones, qui avaient regardé le combat de loin, se rapprochaient à présent tout en murmurant. Certaines venaient me voir, inquiètes, voulant voir si j’étais blessée. Je les rassurais, tout en leur demandant de récupérer les corps et de les rassembler ici.  J’allais à la selle de Fenris pour un retirer une longue corde fine, et attachais le dernier mâle vivant. Il sera utile pour l’interrogatoire, car il fallait savoir pourquoi ils étaient venus, et surtout s’il y en avait d’autres. Certaines prêtresses ont un don pour arracher ce genre d’informations, et sans forcément se salir les mains comme avec la torture conventionnelle. Le reste de ma meute entra dans le village au moment où je chargeais (tant bien que mal) le mâle sur la selle d’un des chevaux. Elles arrivèrent jusqu’à moi, et me dévisagèrent avec des yeux ronds comme des assiettes. Elles me demandèrent ce qu’il s’était passé et je leur expliquais. Elles me demandèrent ensuite pourquoi j’avais autant de sang sur moi, et je leur répondis avec malice que ces mâles avaient plus de jus dans leur veines que ce qu’il n’y paraissait. Cette escarmouche n’eut pas de suite, ces mâles étant des chasseurs d’esclaves qui avaient eu les yeux plus gros que le ventre. Cependant, il en résulta une plus grande surveillance des frontières, et le surnom de Louve Sanglante pour moi-même. Non pas que tuer 5 mâles est quelque chose d’extraordinaire pour une seule Amazone, surtout si elle est bien entrainée et avec une monture Maitre Loup, mais être recouverte de sang ennemi pour si peu, ce n’était pas commun. Je vivais sans difficulté avec ce surnom, et pris même par la suite un certain zèle pour l’asseoir un peu plus. A chaque combat, je me montrais toujours féroce, et faisait force de frapper là où le sang avait le plus de chance de gicler. Quelque peu morbide, certes, mais les mâles ne sont que des animaux de bas étages.
Les années passèrent, et je gagnais de plus en plus d’expérience dans le combat contre les mâles. Fenris aussi se montrait un combattant féroce, et il semblait prendre goût à cette chasse au mâle.  Ma meute et moi-même gagnions du galon, participant à de plus en plus des missions en dehors de notre territoire. Quelques raids punitifs, des captures de mâles, accompagner des diplomates jusqu’en dehors de nos frontières, etc…. Plus le temps passait, plus mon aversion et mon dénigrement pour le sexe opposé se faisaient fort. J’en venais véritablement à les mépriser pour ce qu’ils étaient, ne voyant en eux que des êtres primitifs et faibles mentalement, sans aucune qualité.





Une vision remise en question




Ma famille ne voyait pas forcément cette attitude d’un bon œil, surtout ma mère. Un tel zèle dans la doctrine anti-mâle n’était pas forcément bon, selon elle. Aussi un beau jour, elle me convoqua pour parler affaires. Je pensais qu’elle allait me parler de ma prochaine mission, ou que j’allais avoir une promotion, mais l’entretien fut d’une tout autre nature.  J’étais convoquée à son bureau, de manière très solennelle. Je revenais tout juste de mission, où j’avais du accompagner toute une troupe de mâle pour la prochaine session de reproduction. J’entrais, et m’attendais à la voir contente. Mais son aura me disait tout autre chose. De l’énervement, de la froideur, et de l’anxiété aussi. Tout ce mélange était étrange, elle qui arrivait toujours même dans son énergie à rester parfaitement calme. Et puis je m’attendais à de la joie que de me communiquer ma promotion ! A moins que ce ne soit l’inverse… Quand elle m’ordonna d’un ton sec de m’asseoir, ce fut comme une douche froide. Elle n’était vraiment pas contente. J’avais dû faire une bourde quelque part. Je lui obéissais, et attendais mon jugement de l’apocalypse. Car avec ma mère, quand il y a des remontrances à faire, il s’agit bien de cela. Elle resta quelques longues secondes silencieuse, regardant la carte murale du continent, me tournant ainsi le dos. Elle finit par s’exprimer, d’une voix plus posée et moins froide que plus tôt.

« J’ai entendu parlé de tes exploits, Tullia… On va jusqu’à te donner le sobriquet de Louve Sanglante, même en dehors de ton escadron. Pourtant, tu n’as rien accomplis d’exceptionnel..... Tu es douée, Tullia. Tu as de l’avenir, car tes compétences militaires sont indéniables. Cependant… tout ceci est noirci par ton arrogance, ton manque de vision au long terme, et cette… cette stupide idée plantée dans ton crâne que les mâles sont en tout point inférieurs. »

«  Mais… Ils le sont mon Général ! Pourquoi ne pas dire tout haut ce qui est… «


Elle se retourna vivement, dardant sur moi un regard glacial.

«  Là n’est pas la question, Tullia ! Nous les E. Raijer sommes des militaires d’excellence. Tu m’entends ! E-X-C-E-L-L-E-N-C-E ! Et l’on ne peut être excellent si l’on sous-estime son adversaire en permanence. Ce genre d’arrogance est typiquement ce qui mène à la perte. »

«  Mais… Comment voulez-vous que je vois ces mâles ? Ils sont ce qu’ils sont. «

Elle poussa un long soupire, comme si elle avait affaire à une sorte de demeurée. C’était extrêmement vexant, mais répliquer étant en dehors de ma place. J’attendis qu’elle reprenne, restant silencieuse. Et elle reprit de manière assez surprenante.

«  Que sommes nous, Tullia ? Toi et moi, que sommes-nous ? «

«  Et bien…. Des Femmes Amazones, Guerrières de l’Escadron Monté. »

«  Bien, c’est exact. Nous sommes des femmes, des Amazones, et des Guerrières. Trois aspects de notre identité. Et ne penses-tu pas que les mâles ne sont pas réduits qu’à leur simple aspect de  mâle ? «  

«  Je… Ne pense pas vous suivre, mon Général »

«  Les mâles, font aussi partis de certaines races, de certaines classes. Ils sont fermier, nobles, magiciens, prêtres, et guerriers. Ils ne sont pas que mâle, ils sont plus que cela. Et ce qu’il faut faire, pour être dans l’excellence, c’est ne pas les regarder uniquement comme de mâles, mais comme des « magiciens », ou encore des « guerriers ». Il faut reconnaitre les compétences et les qualités de son adversaire, mais pas en tant que mâle. C’est ainsi que l’on évite de se fourvoyer, et de se faire avoir. »

Je fronçais des sourcils, ne comprenant pas son raisonnement.

« Et pourquoi me forcerais je à faire cela ? C’est inutile si nous… «

Une fois de plus elle s’emporta, me faisant frissonner par la passion de ses paroles.

« Nous ne sommes pas les meilleures parce que nous sommes sans pitié envers les mâles ! Ni parce que nous les dénigrons pour le sexe faible qu’ils sont !! Nous sommes les meilleures parce que nous voyons au-delà de leur engeance basse, nous voyons leurs compétences en tant que guerriers, soldats, mages et stratèges ! Reconnait les qualités de ton ennemi, ses compétences,  ne le sous-estime pas. C’est ça, la clé du succès. Et pour les Raijer, il n’y a que le succès pour notre peuple qui compte.»

«  Je vais t’envoyer en mission particulière, toute seule. Tu es tout à fait capable de te débrouiller seule, même face à des mâles. Mais tu devras apprendre à contrôler tes pulsions meurtrières vis-à-vis d’eux, tu devras apprendre à voir au-delà de leur sexe faible. Apprends, confronte toi à des mâles plus fort qui t’apprendrons l’humilité et te donneront de l’expérience. «

J’étais pâle, prenant cela comme une sorte d’exil. Mais elle ne me prêta pas la moindre attention, et continua de m’expliquer cette mission.

« Tu seras sous le couvert d’une mission diplomatique visant à mieux comprendre les autres peuples, et je ne te cache pas que sous ce beau mot qu’est la « diplomatie » se cache celui de « l’espionnage ». Je veux un rapport complet sur la situation militaire, économique et politique.  Si une religion s’avère potentiellement dangereuse pour nous, tu devras aussi le consigner. Pour cette mission, je te donne trois ans minimum, avec un retour parmi nous tous les six mois pour rendre ton rapport. Et si au bout des trois ans je ne vois pas un changement satisfaisant, tu resteras plus longtemps encore. Me suis-je bien faite comprendre, Tullia ? «

«  Oui… Je veux dire, Oui mon Général, à vos ordres. «

Je me levais pour la saluer, n’oubliant pas mon grade et le sien. C’est une mission, très importante vue de l’extérieur, mais qui avait l’aspect d’une punition et d’un exil pour moi. Je sortais de son bureau après avoir été remerciée, et me sentais très mal à l’aise. Je dus m’asseoir un peu plus loin, et calmer mon esprit en ébullition. Voir au-delà de la simple identité des mâles…. Mais comment faire avec des bouffons pareils ?!! C’est impossible ce qu’elle me demande… En même temps, ce n’est pas comme si ce qu’elle disait n’avait pas de sens. Je sentais que ce qu’elle disait était très important et avait son intérêt. En tant que militaire je pouvais concevoir une telle chose, mais en tant que femme Amazone, c’était une idée tout à fait révoltante !
Il me fallut plusieurs jours pour me calmer, et avoir la tête assez froide pour y réfléchir. J’en parlais à ma grand-mère, qui elle avait été en dehors de notre territoire plus souvent que ma mère dans sa jeunesse, et son opinion correspondait à celle de ma mère. Pire, elle aussi avait envoyé ma mère subir le même genre d’épreuve. Car elle aussi s’était avérée aussi bornée au sujet des mâles que moi-même. Cela me rassurait un peu, car j’avais un grand respect pour ma mère, et savoir qu’elle a suivi le même chemin que celui que je m’apprête à suivre m’aidait à me faire à l’idée que j’allais être exilée sous peu. Je devais voir les choses sous un autre angle, après tout. Cela reste une mission militaire d’espionnage, et en apprendre sur l’ennemi et ses compétences a sa plus haute importance. Faire fi de ses aprioris pour le succès d’une mission est aussi capital. Quoi qu’il en soit, au bout d’une bonne semaine de réflexion et de discussion, je finis par me faire à l’idée de devoir partir pour découvrir le monde. Au bout d’un mois, pour mettre en place tous les préparatifs, j’en étais même à anticiper ce départ avec excitation et joie. C’était une nouvelle aventure, en somme, et en apprendre plus est toujours utile. Me voilà donc sur le départ, avec Fenris, en direction du Nord. Première étape…. [ Début de RP]


Dernière édition par Tullia E. Raijer le Sam 3 Aoû - 17:43, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Tullia E. Raijer: Ranger Amazone   Ven 2 Aoû - 17:10

Après des heures de Lecture je poste enfin cette réponses!




Bienvenu dans notre monde cher nouvel aventurier


Quelques petites missions t'attendent




Maintenant que ta fiche est validée, Tu as plusieurs choses à faire.



Tous d’abord remplir >> cette fiche << Qui est la fiche évolutive de ton personnage. Elle est OBLIGATOIRE et dois figurer dans ta signature

Tu es aussi prié de recenser ton avatar >> juste ici<< Afin d’être le seul à l’avoir.

N’oublie pas non plus de faire >> Une demande de logement <<

Ainsi que de vérifier si il n’y a pas de >> missions << qui pourrait t’intéresser ou bien de faire une >> demande de RP <<

Pour toute questions ou tout problèmes les admins sont à ta disposition, mais tu as aussi >> ce topic <<

Pour finir, Amuses toi bien parmis nous!!


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